30.12.2008
Réveillonner à Gaza
Depuis hier, je regarde le journal de 13 heures sur TF1. Ce journal c'est : comment intégrer des images chocs de bombardements, au milieu des vacances à la neige, des illuminations de nos villes, sans se défaire de son côté bucolique. C'est ahurissant. Oui, nous avons eu droit à une courte vidéo de bombardements nocturnes (ce n'étaient pas les répétitions des feux d'artifice du réveillon), à l'image épouvantable d'un immeuble en ruine (ses habitants avaient-ils pu être évacués avant ? Sans oublier, surtout pas, le terrible choix, la terrible question "MAIS QU'EST CE QUE JE VAIS BIEN POUVOIR PORTER, CHERI, POUR LE REVEILLON ?". A la radio, j'entends les récits de ces familles, dormant dans les couloirs, toutes fenêtres ouvertes, pour éviter d'être blessés au cas où les explosions proches, les fassent éclater. J'entends, les commentaires d'une Palestinienne exilée en Grande Bretagne, ceux de politiques israéliens, MAIS OU SONT LES REACTIONS DE NOS JOURNALISTES, DE NOS POLITIQUES, devant ce massacre annoncé. Bien sûr il y a le terrorisme, bien sûr il faut combattre le terrorisme, mais les moyens mis en oeuvres par Israël ne sont-ils pas complètement disproportionnés, et comment, après ce qui va suivre (opérations militaires terrestres), Palestiniens et Israéliens pourront-ils à nouveau parlementer. En tout cas la passivité, la lenteur de réaction de la communauté européenne, de la communauté internationale, m'écoeure. Je ne parle pas les voeux de notre Président, aura-t-il seulement un mot, pour ce qui se passe là-bas ? On parle de la mondialisation, mais, c'est quand ça nous arrange. Faudra-t-il sabrer le champagne à minuit le 31 décembre, pendant que là-bas, des civils se terreront, pour échapper à l'armée israélienne ? Il faut vraiment avoir envie de réveillonner. Pour nous le problème ne se posera pas, car nous ne réveillonnons jamais (et nous ne sommes pas pour autant des gens qui n'apprécient pas de faire la fête, et point tristes, seulement, de plus en plus souvent - ce qui nous inquiète un peu quand même - nous avons l'impression d'habiter sur une autre planète) et nous n'écoutons jamais les voeux d'aucun Président.
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28.12.2008
Bonnes résolutions
J'aime bien les fin d'années, c'est là, où quelques jours avant, je me demande quelles bonnes résolutions je vais bien pouvoir prendre pour cette année : un peu de sport, des heures fixes pour écrire, et patati et patata... Le problème c'est que bien souvent, je ne m'y tiens pas...
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23.12.2008
Noël, c'est Noël.... suite
Quand on était petites, c'était le rituel, le soir à la maison avec papa, maman et notre mémé autour du sapin avec les pauvres santons de la crèche que nous malmenions, et le lendemain, chez pépé et mamitou (les parents de ma mère), pour le repas familial. Je rêvais de poupée barbie... A la télé, c'était le traditionnel lac des Cygnes et les chansons d'Yvan Rebroff, le tout en noir et blanc, sans oublier Tino Rossi !
Une fois mariée, Noël pris un autre visage, une vrai galère avec d'un côté la tronche de mes beauparents, les cris hystériques des neveux et nièces devant des montagnes de cadeaux, le début des histoires, d'un autre, le Noël à la maison, plus tranquille avec le sapin, le même en décoration que depuis bien avant que je sois née. Un beau sapin. Avec les histoires et les déchainements, crises et hurlements familiaux, j'ai fini par détester Noël, et les années passant, à l'approche de décembre, j'en suis malade... Mais il faut faire bonne figure, au moins pour nos enfants. Donc, cette année, nous invitons le côté familial avec qui nous ne sommes pas fachés pour un repas sympa à la maison. J'ai commencé à préparer les pains (vu que c'est moi qui les fait) et chacun demain portera, l'un foie gras, l'autre bûche,... La messe sera cette fois pour le lendemain (pourtant je préfère celle du soir, mais nous ne pouvons pas décemment abandonner nos invités de 21 h à 23 h, avant même la fin du repas). Pendant ce temps, de l'autre côté, où nous ne serons pas, nous serons définitivement catalogués, méchants méchants. Tant pis. Comme les montagnes de cadeaux, nous agacent profondément, cette année, nos enfants auront les cadeaux que nous leur auront offert, le 25, et nos invités, s'ils le souhaitent, participeront financièrement et sans se ruiner à nos achats. Mais pour ne pas les laisser en reste, j'ai proposé ceci : chacun viendra avec, quid, une boite de bon paté, un pot de miel, une bouteille, un joli pot de confiture bio et des petits trucs. Tout ceci, uniquement enrubanné et nous poserons le tout sur une table prévue à cet effet, nous enrubannerons ce qui ne l'est pas et nous préparerons des lots pour une tombola de Noel pour les adultes... Pour l'an prochain, je rêve d'un Noel, loin (breton, pourquoi pas) avec uniquement nos enfants, la messe de minuit (qui est souvent à 21 heures), un petit sapin portable et au 25, leurs cadeaux...
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21.12.2008
Noël, Noël
Je fais partie de celles et ceux (car je ne dois pas être la seule dans ce cas), à détester Noël. Non pas la fête religieuse à laquelle je reste très attachée, mais ce déballage de publicité, radio, tv, dans les centres commerciaux et surtout, Noël, c'est un des moments de l'année où tous les conflits, toutes les hypocrisies, familiales ressortent, comme un torrent de noirceur dans lequel on se noie chaque année, ou comme la vague qu'on a pas vu arriver et qui nous fait boire un mauvais bouillon. Je rêve alors de fuite, loin, loin. Cette année, encore ça recommence donc avec quelques semaines avant Noël, la lettre bien culpabilisatrice que l'on reçoit. Noël prend un goût amer de rancoeur, avec d'un côté les méchants (nous) et les gentils (les autres). Côté face, il faut faire bonne figure pour les enfants, pour qui Noël doit être un rêve et un moment fort de notre vie de (mauvais) chrétiens.
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06.12.2008
Fête du livre de Pau, épilogue
C'était donc les 21, 22 et 23 novembre 2008 à Pau.
Moins de public que les années précédentes, il faudra voir pour l'an dernier car la question de salon annulé ou pas annulé, ne devrait pas se poser.
Pour ce qui est des auteurs indépendants qui n'avaient pas eu comme moi, la chance d'avoir un tabouret dans un stand de libraire, coup de théatre : 48 heures avant Pau Fête le livre, les organisateurs ont attribué un stand pour les auteurs indépendants ! Tout cela, il faut le répéter grâce au coup de gueule de Monsieur Henri Combret. Un débat était prévu à 15 heures le samedi 22. Y participaient, un libraire palois, le président de l'Arpel, une éditrice, un représentant des médiathèques de Pau, et Monsieur Henri Combret. Tous prirent la parole, dans un premier temps, sauf Monsieur Combret. Le thème était : le livre, une économie fragile.
Dans le public, assise juste à côté de moi, une des responsable de la municipalité paloise, prit la parole et présenta ses excuses à Monsieur Combret pour ce qui c'était passé (exclusion du salon). Puis comme les discours parlaient de tout sauf des auteurs indépendants, l'un de ces auteurs, quitta l'assemblée et Monsieur Combret me faisait des signes (j'étais dans le public, assise en face de lui), qui résumaient la situation : pourquoi suis-je là ?
J'ai demandé le micro, et quand je l'ai eu, j'ai tout d'abord remercié Monsieur Combret, car sans lui, il n'y aurait jamais de stand d'auteurs indépendants à Pau. Puis je me suis adressée, aux personnes présentes avec Monsieur Combret : libraire, arpel, éditrice et médiathèque, en demandant en quoi et pourquoi les auteurs indépendants, passionnés par l'écriture et bien éloignés des soucis de rentabilité, chiffre d'affaires et rendement, en quoi donc, les auteurs indépendants représentaient-ils une menace pour l'économie fragile du livre et pour les salons du livre ? Aucun des officiels n'a répondu à ma question....
17:51 Publié dans MA VILLE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : salon, auteurs indépendant, romans, passion


