03.04.2009

LA GALERE DES COLLEGIENS

Mon fils aîné fait partie de ces collégiens qui n'y arrivent pas. Il finit un second trimestre, plus mauvais que le premier, et doit pour le troisième trimestre, redoubler d'efforts, même s'il n'a pas envie de travailler, pour entrevoir un passage en 5ème. L'an dernier, je l'avais inscrit à des cours privés. C'était très bien, il était très content, mais c'était horriblement cher. Cette année nous n'avons pas pu l'y inscrire. Il est donc allé, deux soirs par semaine en étude pour l'aide aux devoirs au collège. Si l'idée est bonne, le résultat ne s'est pas fait sentir. Lui-même regrettait de ne pouvoir aller aux cours privés.

Dépassé par des cours dont il a du mal à tout comprendre : la technologie, avec le plan du vtt et une ribambelle de mots à apprendre, le plan éclaté (quesaquo ?) de la voiture qu'ils vont monter en classe, tout le vocabulaire de l'ordinateur ; le SVT avec la classification des espèces animales, si compliquée, que même Darwin ne s'y retrouverait pas ; en histoire, trois pages de l'Illiade à lire et à résumer en vingt lignes, plus le récit d'Oedipe ; etc... Il ne suit pas. Et nous même, à y regarder de plus près, nous avons l'impression que les programmes "de notre temps" étaient peut-être un peu plus simples... Je me rappelle en techno du mécanisme de l'engrenage de l'essoreuse à salade et en SVT (biologie), de la dissécation du lombric et de la sardine...

Mais que faire ?

Je simplifie : le lui résume les cours, de SVT, de techno, d'histoire, de géographie. L'anglais, je lui donne des conseils. Je l'aide en français et je redoute les maths. Tout cela, je le fais au fur et à mesure. D'où une idée : pour la cinquième, je vais lui préparer pendant les mois de juillet et d'août, un résumé simplifié de tout ses cours, ce qu'il doit retenir, ce qu'il doit comprendre. Si cela peut lui simplifier et l'aider pour sa cinquième, et si c'est efficace, je mettrai mes fiches sur ce blog, ou sur un blog consacré à ça. Car comme m'a dit mon médecin quand je suis allée le voir l'autre jour, car je n'en pouvais plus de batailler avec les devoirs pas faits, les leçons pas apprises : "Madame, vous écrivez des romans ? Et bien, écrivez des cours simplifiés à la portée de votre fils, vous en êtes capable". C'est donc ce que je vais faire. En juillet et août, car d'ici juin, j'ai des impératifs littéraires pour le salon du livre d'Orthez d'octobre 2009.

Moralité : pour les enfants qui ont des problèmes scolaires, nous ne sommes pas aidés, il faut s'aider soi-même et encore, faut-il avoir la volonté, le courage et la patience de le faire.

Commentaires

Qu'est-ce que ces cours simplifiés ont finalement donné ?

Du temps du lycée, je me souviens que mon père m'aidait non pas tant dans les devoirs, mais dans la compréhension des cours, en me faisant passer une heure par jour (sept jours sur sept) à lire les cours issus de livres d'exercices additionnels, et à faire faire les exercices (déjà corrigés dans le même cahier) par dizaines. A force, on acquiert des mécanismes automatiques.

Cependant, cela n'est pas à la portée de tous les parents qui n'ont plus la tête à réviser leurs cours d'antan, en plus de leur journée de travail. En outre, cela implique que le parent ait un minimum de savoir-faire en matière pédagogique, ce qui est moins souvent le cas que ce que l'on pourrait croire...

Ecrit par : annuaire | 08.09.2009

Quand au collège, on a annoncé à mon fils, qui passait finalement en 5ème, qu'il devait revoir pendant ces vacances d'été tout le programme de français, de math et d'anglais, j'ai dit stop, stop, stop... Il était hors de question de tout revoir. Donc au lieu de simplifier tout pendant ces deux mois d'été, nous nous sommes contentés de revoir l'anglais (15mn par séance avec de l'audio) et d'axer sur la lecture.
Avec la rentrée, je vais donc reprendre une simplification des cours, au fur et à mesure et de façon ponctuelle. Dès les premières leçons et devoirs, j'ai plutôt essayé de donner des consignes de travail et de limiter le temps d'étude. Une chose, mon fils ne travaille pas seul à la maison, mais à côté de moi.
Je pense que la simplification des cours reste indispensable, même s'il elle me prend du temps (ce n'est pas mauvais pour les méninges).

Ecrit par : secretairelabelleaffaire | 09.09.2009

N'est-ce pas un peu court, quinze minutes par jour ? Ceci dit, j'imagine que cela prend plus de temps de préparer un tel cours que de le dispenser. De plus, mieux vaut quinze minutes efficaces qu'une heure inutile !

Ecrit par : annuaire | 09.09.2009

C'est la pédo-psychiatre qui m'a conseillé de limiter l'anglais à 15 mn par jour, suivi de 10 minutes de lecture. Cela aura au moins permis à mon fils de revoir son anglais tout en évitant "l'écoeurement"... J'ai repris, cette méthode pour les leçons de SVT, TECHNO et science physique, où il n'a qu'un cours par semaine, histoire d'essayer de lui faire mémoriser ces matières.

Ecrit par : secretairelabelleaffaire | 10.09.2009

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