24.04.2009

Quand on veut se débarrasser de sa secrétaire, on lui répète qu'elle est une incapable

Quand on veut se débarrasser de son chien, on dit qu'il a la rage, dit un proverbe, ou un dicton.

Quand on veut se débarrasser de sa secrétaire (pardon, de son employée de bureau), on lui dit et sous-entend qu'elle est une incapable, qu'elle travaille mal, qu'elle ne va pas assez vite, et en plus, on la soupçonne, ouvertement de mal faire le classement. Tout est suspect, mauvais, dans son travail, dans son comportement et à la moindre virgule oubliée, paf, on tape verbalement sur ses petits doigts. Et quand la secrétaire annonce qu'elle va partir, l'autre la convoque pour lui dire qu'elle va lui adresser un avertissement (complètement injustifié et exagéré). Mais la secrétaire qui perçoit dans le regard de l'autre, une véritable jouissance à cette annonce, ne va pas se laisser faire... C'est la guéguère ! Et c'est là que la secrétaire remarque que  l'autre "bien mal intentionné" a un fauteuil beaucoup plus haut que celui où elle se trouve assise. Ainsi,  l'autre DOMINE la secrétaire. Heureusement que la secrétaire, malgré le déchaînement de critiques qui s'abat sur elle, et qui lui noue le ventre tous les matins, et ce depuis une semaine , et qui a l'impression de se trouver pilonnée par les tirs répétés des orgues de Staline, sait qu'elle a, elle aussi des droits: avec ses petits doigts, elle a composé le numéro de téléphone d'un avocat, pour se faire défendre.

Quand la secrétaire sera enfin sortie de ça, elle fera comme elle a fait pendant dix ans, elle retournera en intérim. L'avantage, c'est que quand on elle aura à faire avec un employeur un brin sadique, elle saura qu'elle ne va pas y rester et ça compense !

22.04.2009

La rupture conventionnelle du contrat de travail

La rupture conventionnelle du contrat de travail à durée indéterminée, serait-elle une alternative possible à la difficile décision qu'est la démission et ses désagréments (le rejet de l'ouverture des droits aux allocasions d'assurance chômage) ? Permettrait-elle aux salariés rendus malades par leur condition de travail de sortir de la spirale infernale du : je ne peux quitter mon emploi, car je n'aurai pas de droits et je multiplie les antidépresseurs, les arrêts maladies. Serait-elle une alternative à ce qui est une vrai souffrance ?

A voir.

Source, Pôle Emploi :

"Prenant en compte les dispositions de l’accord interprofessionnel du 11 janvier 2008, la loi n° 2008-596 du 25 juin 2008 portant modernisation du marché du travail crée un nouveau mode de rupture du contrat de travail à durée indéterminée : la rupture conventionnelle, ouvrant droit aux allocations d’assurance chômage.

A compter du 20 juillet 2008, date d’entrée en vigueur du décret et de l’arrêté d’application, l’employeur et le salarié peuvent rompre d’un commun accord le contrat de travail à durée indéterminée. Les deux parties signent une convention de rupture et remplissent un formulaire de demande d'homologation d'une rupture conventionnelle d'un contrat de travail à durée indéterminée.

La convention de rupture définit notamment : le montant de l’indemnité spécifique de rupture conventionnelle, qui ne peut être inférieure à l’indemnité légale de licenciement ;  la date de rupture qui ne peut intervenir avant le lendemain du jour de l’homologation.

 A la signature de la convention de rupture, l’employeur et le salarié disposent d'un délai de 15 jours calendaires de rétractation. Une fois ce délai passé, la demande d'homologation et un exemplaire de la convention sont transmis à la Direction Départementale du Travail, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle (DDTEFP) qui dispose d'un délai de 15 jours ouvrables pour se prononcer. L'absence de réponse dans ce délai vaut homologation.

La date de rupture du contrat de travail intervient au plus tôt le lendemain de ladite homologation.

Pour les salariés protégés, la rupture conventionnelle du contrat de travail est soumise à l’autorisation de l’inspecteur du travail. Dans ce cas, la rupture ne peut intervenir que le lendemain du jour de l’autorisation.
 
Pour la détermination de l’indemnité spécifique, on peut noter que l’indemnité légale de licenciement à laquelle elle correspond, est désormais, en cas de rupture du CDI, due à partir de la première année d’ancienneté. Son montant est égal à un cinquième de mois de salaire par année d’ancienneté, auquel s’ajoutent deux quinzièmes par année au-delà de dix ans d’ancienneté.
 
Le salarié dont le CDI a été rompu conventionnellement, peut bénéficier de l'allocation d'aide au retour à l'emploi. Ainsi, le règlement de l’assurance Chômage a été modifié pour intégrer cette nouvelle catégorie de bénéficiaires potentiels.

>> loi n° 2008-596 du 25 juin 2008 portant modernisation du marché du travail
>> décret n° 2008-715 du 18 juillet 2008 portant diverses mesures relatives à la modernisation du marché du travail
>> arrêté du 18 juillet 2008 fixant les modèles de demande d’homologation d’une rupture conventionnelle de contrat à durée indéterminée
>> arrêté du 28 juillet 2008 portant modification de l'arrêté du 18 juillet 2008 fixant les modèles de demande d’homologation d’une rupture conventionnelle de contrat à durée indéterminée"

21.04.2009

Démission

Novembre 2007, démission
Avril 2009, démission
"Ça fout un coup au moral", mais quand la décision est prise, il faut que je me remette à rechercher un emploi. C'est ça ou la grosse déprime avec une triste image de moi-même : suis-je vraiment une incapable, après 20 ans de métier de secrétaire (ce dont on cherche à me convaincre) ? Nouvelle remise en question. Par contre, cette fois-ci, je consulte un avocat, parce que les conseils de la direction du travail.... Il faut déjà réussir à les avoir au téléphone, ce qui relève de l'exploit... Et leurs paroles sont aussi obscures que les paragraphes compacts et troubles du Code du Travail. Et la protection du salarié, et ses droits ? On est hélas jamais mieux servi que par soi-même et rien ne vaut la méthode : je me retrousse les manches... Ce qui me contrarie le plus, c'est pour les futurs entretien d'embauche : je transforme la démission en fin de contrat CDD ? Je vais aussi m'orienter vers l'intérim. Crise ou pas crise. Par contre, à quand des mesures plus souples du Pôle Emploi, car il ne faut pas se leurrer : démission = pas de droits. Une chose est sûre, pour mon prochain emploi, je ne pourrais pas être payée moins que je ne le suis actuellement, puisque je suis au plus bas. Ça me réconforte !

En tout cas, voici un ou deux conseils que j'aurais dû suivre :  Quand, avant la fin de la période d'essai, on commence à se poser des questions : est-ce que je fais bien de rester là ? Il ne faut pas hésiter, et mettre fin à cette période d'essai (ce que j'aurai dû faire, car ça sentait déjà le "roussi", "le pêt foireu", le "truc pas clair"). Se préparer pour l'entretien d'embauche à poser des questions "subtiles", qui pourraient permettre de détecter le profil psychologique du futur employeur (je ne sais pas comment faire pour ça, mais je vais y réfléchir), ce qui pourrait éviter bien des désillusions.

03.04.2009

LA GALERE DES COLLEGIENS

Mon fils aîné fait partie de ces collégiens qui n'y arrivent pas. Il finit un second trimestre, plus mauvais que le premier, et doit pour le troisième trimestre, redoubler d'efforts, même s'il n'a pas envie de travailler, pour entrevoir un passage en 5ème. L'an dernier, je l'avais inscrit à des cours privés. C'était très bien, il était très content, mais c'était horriblement cher. Cette année nous n'avons pas pu l'y inscrire. Il est donc allé, deux soirs par semaine en étude pour l'aide aux devoirs au collège. Si l'idée est bonne, le résultat ne s'est pas fait sentir. Lui-même regrettait de ne pouvoir aller aux cours privés.

Dépassé par des cours dont il a du mal à tout comprendre : la technologie, avec le plan du vtt et une ribambelle de mots à apprendre, le plan éclaté (quesaquo ?) de la voiture qu'ils vont monter en classe, tout le vocabulaire de l'ordinateur ; le SVT avec la classification des espèces animales, si compliquée, que même Darwin ne s'y retrouverait pas ; en histoire, trois pages de l'Illiade à lire et à résumer en vingt lignes, plus le récit d'Oedipe ; etc... Il ne suit pas. Et nous même, à y regarder de plus près, nous avons l'impression que les programmes "de notre temps" étaient peut-être un peu plus simples... Je me rappelle en techno du mécanisme de l'engrenage de l'essoreuse à salade et en SVT (biologie), de la dissécation du lombric et de la sardine...

Mais que faire ?

Je simplifie : le lui résume les cours, de SVT, de techno, d'histoire, de géographie. L'anglais, je lui donne des conseils. Je l'aide en français et je redoute les maths. Tout cela, je le fais au fur et à mesure. D'où une idée : pour la cinquième, je vais lui préparer pendant les mois de juillet et d'août, un résumé simplifié de tout ses cours, ce qu'il doit retenir, ce qu'il doit comprendre. Si cela peut lui simplifier et l'aider pour sa cinquième, et si c'est efficace, je mettrai mes fiches sur ce blog, ou sur un blog consacré à ça. Car comme m'a dit mon médecin quand je suis allée le voir l'autre jour, car je n'en pouvais plus de batailler avec les devoirs pas faits, les leçons pas apprises : "Madame, vous écrivez des romans ? Et bien, écrivez des cours simplifiés à la portée de votre fils, vous en êtes capable". C'est donc ce que je vais faire. En juillet et août, car d'ici juin, j'ai des impératifs littéraires pour le salon du livre d'Orthez d'octobre 2009.

Moralité : pour les enfants qui ont des problèmes scolaires, nous ne sommes pas aidés, il faut s'aider soi-même et encore, faut-il avoir la volonté, le courage et la patience de le faire.

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