15.11.2009

Simulation d'entretien, suite

Me voir filmée en entretien, m'a beaucoup aidé. Cette semaine, je postulais pour un poste de secrétaire. J'y suis arrivée, à l'heure, pomponnée, maquillée, avec des vêtements de couleur (sans faire arlequin ou sapin de noël). Hyper motivée, à fond dans le métier de secrétaire, j'ai su me présenter, m'intéresser au poste, poser les questions qu'il fallait. Bref, j'étais très contente de ma prestation, fière, même. Nous étions trois à postuler. Fin de semaine, verdict, ma candidature n'était pas retenue, parce qu'une autre avait déjà travaillé dans le domaine. On n'a pas mis en doute mes compétences. Après coup, j'ai été démoralisée, pensant avec "méchanceté" au terrible film le couperet. Après, j'ai relativisé. La situation n'est pas terrible dans le coin. Peu de postes de secrétaire, même en intérim, beaucoup de candidats.

Qu'à cela ne tienne. J'ai consacré mon vendredi après-midi à des candidatures spontanées par mail, soixante-dix. Et demain, lors de mon entretien (mensuel) avec ma conseillère emploi, je vais envisager une autre direction dans mes recherches d'emploi, vers un secteur qui est lui en demande, pour être auxiliaire de vie.

29.10.2009

Simulation d'entretien d'embauche

J'ai participé hier à une simulation d'entretien d'embauche, filmée. Le choc de me voir sur le petit écran avec cet air dépité, sans sourire : de quoi me faire fuir, moi-même et faire fuir un employeur. L'horreur. Mais c'est tellement utile de se voir, ainsi. Du coup, j'ai repris un autre rendez-vous pour cet atelier. Je vais retravailler mes arguments et j'ai réinvesti dans le maquillage, j'ai amélioré ma coiffure, je veillerai à porter des habits plus colorés et surtout, je m'entraîne à sourire : cheese, ouistiti, cheese, ouistiti.

17.09.2009

Comment ne pas effrayer un futur employeur

Comment ne pas effrayer un futur employeur, lors d'un entretien, quand, comme moi, on a trois démissions à son actif, dans son CV ?

- mentir ? Mais si l'employeur téléphone à l'entreprise...

- trouver un motif autre que "je ne supportais plus les conditions dans lesquelles je travaillais", qui soit plausible...

- transformer un CDI en CDD... euh... Si le CDI a duré 5 ans, 7 ans... difficile...

Par deux fois, j'ai été franche. Est-ce la raison pour lesquelles mes candidatures n'ont pas abouti ?

J'ai donc décidé de participer à un atelier au Pôle Emploi histoire pour moi d'éclaircir ce point délicat.

15.08.2009

L'entretien d'embauche

Les vacances se terminent bientôt, la rentrée scolaire approche, et me voilà avec une convocation pour un entretien d'embauche... J'avais postulé pour ce poste, sans trop y croire. J'ai ressorti l'annonce et le descriptif du poste, d'assistante juridique. Au premier abord, le détail de l'annonce est effrayant : je n'y arriverai jamais, je n'y arriverai jamais. Au deuxième abord, je me calme et je me concentre : tiens, mais ça je connais, ça je sais le faire. Tercio, je m'organise et pour ça vive internet :

1- tout savoir ou presque sur la société qui embauche

2- faire le point sur le descriptif du poste : ce que je sais faire, ce que je ne maîtrise pas, ce que je ne sais pas faire

3- faire le point sur les compétences requises.

Bilan : je vais passer les quinze prochains jours à préparer la chose.

23.06.2009

La crise a bon dos !

La crise, elle est là, c'est indéniable. Je me suis inscrite à près d'une dizaine de boîtes d'intérim, je réponds à une annonce minimum par semaine depuis le début du mois de juin, j'ai refait mon CV, je planche sur la difficile lettre de motivation, mais pour le moment, toujours rien en vue "Anne ma soeur, Anne, ne vois-tu rien venir. Je reçois du Pôle Emploi des offres, telle que celle ci

SECRETAIRE BILINGUE ANGLAIS
SECRETARIAT CLASSIQUE (TEL,COURRIERS CLASSEMENT,MAITRISE BUREAUTIQUE ET INTERNET),CONTACTS AVEC LES TRANSPOR TEURS, RECHERCHE DE MATERIELS D'OCCA SION A ACHETER SUR INTERNET...POSTE ET SALAIRE EVOLUTIFS SI DYNAMIQUE EF FICACE ET MOTIVE(E).ESPRIT D'INITIA TIVE ET AUTONOMIE APPRECIES.

Expérience : EXIGEE DE 2 ANS MEME POSTE OU SIMILAIRE OU INTERNATI

Formation et connaissances : LANGUE ANGLAISE EXIGE(E) LANGUE ESPAGNOLE SOUHAITE(E) PRATIQ. TRAIT.TEXTES EXIGE(E) ********HEURES EVOLUTIVES**********

Salaire indicatif : 8.71 AU DEPART POSSIBLE EVOLUTIF

Les employeurs n'ont PAS PEUR, n'ont PAS HONTE de proposer des postes de secrétaire bilingue anglais, avec en plus ce serait mieux, espagnol, une expérience de 2 ans (en international), avec 8,71 € brut de l'heure. N'étant pas secrétaire bilingue, l'annonce ne me concerne pas, mais quand même. Ces gens là trouveront quelqu'un, qui peut-être (je lui souhaite) réussira à négocier un taux horaire décent !

J'envoie cette note aux employeurs concernés avec un message : LA CRISE A BON DOS, UN PEU DE DECENCE SVP, LES SECRETAIRES SONT DES ETRES HUMAINS !

31.05.2009

Libre

Vendredi, c'était mon dernier jour. J'ai eu droit à un "Bon vent". Certains pourraient qualifier cette remarque de méchante, c'était sûrement le cas. Aussitôt dans ma tête s'est fredonné la célèvre chanson d'Hugues Aufray : "Tiens bon la vague et tiens bon le vent..." Je la chante depuis. La réflexion, le mot d'adieu auquel j'ai eu droit n'était pas faux, car quand on démissionne, on quitte le navire, on change de cap, on part voguer vers d'autres horizons.

Je ne regrette rien. L'avant-dernière semaine, j'ai eu deux propositions de mission en intérim (mais je ne pouvais pas accepter, je travaillais encore), la semaine dernière, une proposition pour laquelle j'aurai dans les jours prochains une réponse.

Quand je me suis inscrite à toutes les boîtes d'intérim de ma ville, j'ai eu droit à des "il n'y a rien pour l'instant", mais je ne me suis pas arrêtée à cela. J'ai aussi postulé pour l'ANPE qui recrute des conseillers, postulé en ligne pour une grosse société, consulté des sites comme sud-ouest emploi, sans parler du site de l'ANPE.

J'ai un avantage, c'est d'avoir durant ces 20 dernières années travaillé dans différentes entreprises, de la grande, à la petite, dans le libéral aussi. J'ai aussi travaillé pendant près de 10 ans exclusivement en intérim (avec une remise en question à chaque mission). Ce doit être très difficile pour quelqu'un qui a travaillé 20 ou 30 ans dans la même société, au même poste, pour trouver un nouvel emploi. Il ne faudrait plus trop penser à faire carrière dans une boîte.

Après, j'ai quelques angoisses, vis à vis de la démission. Je dois éviter d'en parler lors d'entretien, car le mot démission peut rebuter un futur employeur, qui peut se poser la question : qui me dit qu'elle ne démissionnera pas. Car la démission est traumatisante, temporairement, pour l'employeur et aussi les autres salariés de la sociétés (l'emploi que je quitte, ne sera pas remplacé, ce sera à mon ancienne collège de faire le travail de deux !).

Un autre point très important, c'est le curriculum vitae. Je dois refaire le mien : une liste d'expérience professionnelle n'évoque rien. Je vais mettre en premier, mes compétences professionnelles.

Pour les lettres de motivations, dont en candidature spontanée, je vais profiter des mini stages hebdomadaires de l'ANPE, pareil pour les entretien.

Quand on est mal dans son travail, qu'il n'y a pas de discussion ou d'amélioration possible, on ne devrait pas hésiter à démissionner, même si le problème de l'indemnisation se pose. Pour moi, un seul objectif, travailler dès juin. Quand on veut, on peut. Je vais donc tâcher de mettre cette maxime en pratique, tout cela malgré la crise.

24.04.2009

Quand on veut se débarrasser de sa secrétaire, on lui répète qu'elle est une incapable

Quand on veut se débarrasser de son chien, on dit qu'il a la rage, dit un proverbe, ou un dicton.

Quand on veut se débarrasser de sa secrétaire (pardon, de son employée de bureau), on lui dit et sous-entend qu'elle est une incapable, qu'elle travaille mal, qu'elle ne va pas assez vite, et en plus, on la soupçonne, ouvertement de mal faire le classement. Tout est suspect, mauvais, dans son travail, dans son comportement et à la moindre virgule oubliée, paf, on tape verbalement sur ses petits doigts. Et quand la secrétaire annonce qu'elle va partir, l'autre la convoque pour lui dire qu'elle va lui adresser un avertissement (complètement injustifié et exagéré). Mais la secrétaire qui perçoit dans le regard de l'autre, une véritable jouissance à cette annonce, ne va pas se laisser faire... C'est la guéguère ! Et c'est là que la secrétaire remarque que  l'autre "bien mal intentionné" a un fauteuil beaucoup plus haut que celui où elle se trouve assise. Ainsi,  l'autre DOMINE la secrétaire. Heureusement que la secrétaire, malgré le déchaînement de critiques qui s'abat sur elle, et qui lui noue le ventre tous les matins, et ce depuis une semaine , et qui a l'impression de se trouver pilonnée par les tirs répétés des orgues de Staline, sait qu'elle a, elle aussi des droits: avec ses petits doigts, elle a composé le numéro de téléphone d'un avocat, pour se faire défendre.

Quand la secrétaire sera enfin sortie de ça, elle fera comme elle a fait pendant dix ans, elle retournera en intérim. L'avantage, c'est que quand on elle aura à faire avec un employeur un brin sadique, elle saura qu'elle ne va pas y rester et ça compense !

22.04.2009

La rupture conventionnelle du contrat de travail

La rupture conventionnelle du contrat de travail à durée indéterminée, serait-elle une alternative possible à la difficile décision qu'est la démission et ses désagréments (le rejet de l'ouverture des droits aux allocasions d'assurance chômage) ? Permettrait-elle aux salariés rendus malades par leur condition de travail de sortir de la spirale infernale du : je ne peux quitter mon emploi, car je n'aurai pas de droits et je multiplie les antidépresseurs, les arrêts maladies. Serait-elle une alternative à ce qui est une vrai souffrance ?

A voir.

Source, Pôle Emploi :

"Prenant en compte les dispositions de l’accord interprofessionnel du 11 janvier 2008, la loi n° 2008-596 du 25 juin 2008 portant modernisation du marché du travail crée un nouveau mode de rupture du contrat de travail à durée indéterminée : la rupture conventionnelle, ouvrant droit aux allocations d’assurance chômage.

A compter du 20 juillet 2008, date d’entrée en vigueur du décret et de l’arrêté d’application, l’employeur et le salarié peuvent rompre d’un commun accord le contrat de travail à durée indéterminée. Les deux parties signent une convention de rupture et remplissent un formulaire de demande d'homologation d'une rupture conventionnelle d'un contrat de travail à durée indéterminée.

La convention de rupture définit notamment : le montant de l’indemnité spécifique de rupture conventionnelle, qui ne peut être inférieure à l’indemnité légale de licenciement ;  la date de rupture qui ne peut intervenir avant le lendemain du jour de l’homologation.

 A la signature de la convention de rupture, l’employeur et le salarié disposent d'un délai de 15 jours calendaires de rétractation. Une fois ce délai passé, la demande d'homologation et un exemplaire de la convention sont transmis à la Direction Départementale du Travail, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle (DDTEFP) qui dispose d'un délai de 15 jours ouvrables pour se prononcer. L'absence de réponse dans ce délai vaut homologation.

La date de rupture du contrat de travail intervient au plus tôt le lendemain de ladite homologation.

Pour les salariés protégés, la rupture conventionnelle du contrat de travail est soumise à l’autorisation de l’inspecteur du travail. Dans ce cas, la rupture ne peut intervenir que le lendemain du jour de l’autorisation.
 
Pour la détermination de l’indemnité spécifique, on peut noter que l’indemnité légale de licenciement à laquelle elle correspond, est désormais, en cas de rupture du CDI, due à partir de la première année d’ancienneté. Son montant est égal à un cinquième de mois de salaire par année d’ancienneté, auquel s’ajoutent deux quinzièmes par année au-delà de dix ans d’ancienneté.
 
Le salarié dont le CDI a été rompu conventionnellement, peut bénéficier de l'allocation d'aide au retour à l'emploi. Ainsi, le règlement de l’assurance Chômage a été modifié pour intégrer cette nouvelle catégorie de bénéficiaires potentiels.

>> loi n° 2008-596 du 25 juin 2008 portant modernisation du marché du travail
>> décret n° 2008-715 du 18 juillet 2008 portant diverses mesures relatives à la modernisation du marché du travail
>> arrêté du 18 juillet 2008 fixant les modèles de demande d’homologation d’une rupture conventionnelle de contrat à durée indéterminée
>> arrêté du 28 juillet 2008 portant modification de l'arrêté du 18 juillet 2008 fixant les modèles de demande d’homologation d’une rupture conventionnelle de contrat à durée indéterminée"

21.04.2009

Démission

Novembre 2007, démission
Avril 2009, démission
"Ça fout un coup au moral", mais quand la décision est prise, il faut que je me remette à rechercher un emploi. C'est ça ou la grosse déprime avec une triste image de moi-même : suis-je vraiment une incapable, après 20 ans de métier de secrétaire (ce dont on cherche à me convaincre) ? Nouvelle remise en question. Par contre, cette fois-ci, je consulte un avocat, parce que les conseils de la direction du travail.... Il faut déjà réussir à les avoir au téléphone, ce qui relève de l'exploit... Et leurs paroles sont aussi obscures que les paragraphes compacts et troubles du Code du Travail. Et la protection du salarié, et ses droits ? On est hélas jamais mieux servi que par soi-même et rien ne vaut la méthode : je me retrousse les manches... Ce qui me contrarie le plus, c'est pour les futurs entretien d'embauche : je transforme la démission en fin de contrat CDD ? Je vais aussi m'orienter vers l'intérim. Crise ou pas crise. Par contre, à quand des mesures plus souples du Pôle Emploi, car il ne faut pas se leurrer : démission = pas de droits. Une chose est sûre, pour mon prochain emploi, je ne pourrais pas être payée moins que je ne le suis actuellement, puisque je suis au plus bas. Ça me réconforte !

En tout cas, voici un ou deux conseils que j'aurais dû suivre :  Quand, avant la fin de la période d'essai, on commence à se poser des questions : est-ce que je fais bien de rester là ? Il ne faut pas hésiter, et mettre fin à cette période d'essai (ce que j'aurai dû faire, car ça sentait déjà le "roussi", "le pêt foireu", le "truc pas clair"). Se préparer pour l'entretien d'embauche à poser des questions "subtiles", qui pourraient permettre de détecter le profil psychologique du futur employeur (je ne sais pas comment faire pour ça, mais je vais y réfléchir), ce qui pourrait éviter bien des désillusions.

27.09.2008

Quid du fichier des employeurs psychopathes et paranos ?

Edvige a provoqué des tollés et protestations. Faut-il être naïf pour croire, qu'il n'y avait pas déjà, qu'il n'y a et qu'il n'y aura jamais de fichiers et de gens fichés ?

Par contre, j'aurai bien aimé pouvoir consulter le fichier des employeurs psychopathes et paranos. En 20 ans de métier de secrétaire, j'en ai cumulé trois. A croire que c'est mon karma de secrétaire ! A croire que je les attire.

Et un code de déontologie pour tous ces petits employeurs et ces petits chefs de services qui se prennent pour dieu le père, qui se donnent tous les droits, qui se permettent d'imposer leurs états d'âmes à leur secrétaire (ou leurs autres employés) qui elle, par professionnalisme, ne se permet aucun de ces excès ?

Je peux toujours rêver !

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