06.12.2008

Fête du livre de Pau, épilogue

C'était donc les 21, 22 et 23 novembre 2008 à Pau.
Moins de public que les années précédentes, il faudra voir pour l'an dernier car la question de salon annulé ou pas annulé, ne devrait pas se poser.

Pour ce qui est des auteurs indépendants qui n'avaient pas eu comme moi, la chance d'avoir un tabouret dans un stand de libraire, coup de théatre : 48 heures avant Pau Fête le livre, les organisateurs ont attribué un stand pour les auteurs indépendants ! Tout cela, il faut le répéter grâce au coup de gueule de Monsieur Henri Combret. Un débat était prévu à 15 heures le samedi 22. Y participaient, un libraire palois, le président de l'Arpel, une éditrice,  un représentant des médiathèques de Pau, et Monsieur Henri Combret. Tous prirent la parole, dans un premier temps, sauf Monsieur Combret. Le thème était : le livre, une économie fragile.

Dans le public, assise juste à côté de moi, une des responsable de la municipalité paloise, prit la parole et présenta ses excuses à Monsieur Combret pour ce qui c'était passé (exclusion du salon). Puis comme les discours parlaient de tout sauf des auteurs indépendants, l'un de ces auteurs, quitta l'assemblée et Monsieur Combret me faisait des signes (j'étais dans le public, assise en face de lui), qui résumaient la situation : pourquoi suis-je là ?

J'ai demandé le micro, et quand je l'ai eu, j'ai tout d'abord remercié Monsieur Combret, car sans lui, il n'y aurait jamais de stand d'auteurs indépendants à Pau. Puis je me suis adressée, aux personnes présentes avec Monsieur Combret : libraire, arpel, éditrice et médiathèque, en demandant en quoi et pourquoi les auteurs indépendants, passionnés par l'écriture et bien éloignés des soucis de rentabilité, chiffre d'affaires et rendement, en quoi donc, les auteurs indépendants représentaient-ils une menace pour l'économie fragile du livre et pour les salons du livre ? Aucun des officiels n'a répondu à ma question....

 

 

15.11.2008

LES AUTEURS LIBRES ECARTES

Dans un article du jeudi 13 novembre, une journaliste a mis en lumière, l'exclusion des auteurs libres par la municipalité paloise, pour "Pau Fête le Livre". En voici la photo de l'article et le texte que je reproduis ici en intégralité :

 

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Conviés aux précédentes éditions du Salon du Livre de Pau, les auteurs indépendants sont exclus de la nouvelle formule.

 

« Les comptes d’auteur qui ne sont pas considérés comme des contrats d’édition au titre de la loi du 11 mars 1957 n’ont pas leur place dans les manifestations publiques », stipule un article de la charte de l’Agence Régionale Pour l’Ecrit et le Livre en Aquitaine, sorte d’autorité morale en matière d’évènements littéraires. Ignorée du Salon du Livre palois qui a toujours accueilli les indépendants de la plume, la règle s’appliquera à la lettre dans le cadre de la première édition de « Pau fête le livre » du 21 au 23 novembre prochains. La mesure concerne une petite dizaine de francs-tireurs de la littérature.

 

« C’est de la ségrégation culturelle » s’insurge Henri Combret chroniqueur du terroir ayant publié à compte d’auteur une dizaine de titres. Fidèle au salon du livre de Pau depuis 25 ans il dénonce « l’atteinte à l’éthique de défense du patrimoine culturel ».

 

L’emblématique René Arripe entrevoit lui aussi « une forme de discrimination » et le signe d’une rupture avec l’état d’esprit fédérateur et convivial d’avant. « Je ne comprends pas qu’on nous empêche d’aller à la rencontre de notre public. On apportait quelque chose de différent. Je me sens un peu orphelin », soupire l’Ossalois. « Des personnes de cette dimension ont tout à fait leur place » ne disconvient d’ailleurs pas René Riccarère, conseiller régional siégeant à l’ARPEL.

 

La loi du milieu offre toutefois aux « parias » la possibilité de paraître sur le stand de libraires auxquels ils reverseront 30 % de leurs ventes. C’est la voie élue par la romancière Hélène Korwin. « J’ai trouvé un tabouret hospitalier chez un exposant. Ce qui me choque, c’est cette volonté de nous marginaliser », déplore-t-elle.

 

Le respect des règles.

 

Organisatrice de « Pau fête le livre », la mairie de Pau assume parfaitement sa décision. « La charte de l’Arpel nous contraint sur la question des droits d’auteur par rapport aux éditeurs. Nous ne pouvons pas nous permettre des écarts. Cela fait partie des nouvelles pratiques municipales. Ca bouscule des habitudes, mais il est nécessaire de se mettre en conformité avec la loi « , objecte en effet Hélène Lérou-Pourqué, adjointe au maire chargée de la culture.

 

Fin de l’extrait, de l’article de Renée Mourgues du jeudi 13 novembre 2008, journal la République

 

Dans un encart, elle donne la parole à Patrick Volpihac, directeur de l’Arpel :

 

« L’organisateur décide ».

 

Edictée en 2003, la charte de l’Arpel énonce une déontologie à l’usage de ceux qui s’inscrivent dans la promotion, la valorisation de la chaîne du livre (il n’y a jamais eu de poésie dans le Taylorisme ou le stakanovisme, c’est sûr ! réflexion d’Hélène Korwin qui ne figure pas dans cet article) et de la lecture. Ce code de bons usages a-t-il pour autant force de Bible ?

 

« Plusieurs régions françaises travaillent dans le sens de la professionnalisation des manifestations publiques. Il faut privilégier l’édition à comptes d’éditeurs mais nous sommes lucides sur le fait qu’il existe des contingences locales à ne pas négliger. On peut effet laisser des portes ouvertes en fonction des particularités et d’une dynamique propre. Notre objectif n’est pas de mettre de l’huile sur le feu en faisant la chasse aux comptes d’auteurs. La charte constitue une base de travail qui rappelle les règles, mais c’est l’organisateur qui décide », répond Patrick Volpihac.

 

Pau persistera-t-elle à fermer les portes à la création littéraire à l'amour de l'écrit, à la fantaisie ? Offrira-t-elle un stand à Messieurs Combret et Arripe ? Réponse les 21, 22 et 23 novembre.

 

Dire que ces mêmes gens qui aujourd'hui censurent implacablement les auteurs libres et (voir mon article précédent), excluent les peintres amateurs de leurs salles municipales, sont ceux qui en 1981 ce sont battus pour les radios libres en célébrant l'ère Mittérandienne.... Ca laisse perplexe...

PAU l'A FAIT

Après avoir "contrainte et forcée par l'Arpell" exclu les auteurs passionnés, indépendants, amateurs, amoureux de l'écrit, de la manifestation "PAU FETE LE LIVRE", mettant ainsi à la porte deux figures locales, bien connues et appréciées des Palois et des Béarnais, Messieurs Arripe et le gastronome Henri Combret, la municipalité Paloise a fait encore pire...

Dans un précédent article, sur cette exclusion de ces dangereux auteurs indépendants dont je fais, joyeusement partie, j'avertissais mes lecteurs en lançant cette déclaration, tout compte fait prémonitoire : pourquoi alors ne pas exclure aussi des salles municipales les peintres amateurs qui viennet exposer leurs toiles ?

Je devrais ouvrir un cabinet de voyance, car c'était plus qu'une prémonition. Car, Pau l'a fait !!

Dans un article paru dans le journal la République du vendredi 14 novembre, les lecteurs (comme moi désolés et attérés) apprennent que la municipalité paloise a décider de fermer l'accès aux peintres amateurs, du Pavillon des arts et du Hall de la mairie. Exit les expositions de peinture de ces lieux magnifiques (le pavillon des arts est bâti sur le boulevard des Pyrénées, formant une terrasse avec une vue exceptionnelle sur les Pyrénées, large espace au plafond haut et aux immenses baies, un lieu exceptionnel pour les exposants. Et oui, la mairie a décidé que ces deux lieux publics devaient retrouver leur rôle de, lieu public... Les peintres privés de ces deux salles, devraient se retrouver soit à l'hyppodromme, soit dans le hall du Zénith, très loin du centre de Pau. Qui se déplacera ?

Pau a essayé de priver la place de Verdun de sa fête foraine annuelle, mais les forains ont su dire non et résister. Tandis qu'un malheureux quidam avec ses toiles ?

Pau, devrait, en continuant dans sa logique déplorable, interdire la fête de la musique, car qui parmi ces amateurs de musique reversent des pécules à la SACEM ?

Décidément, ma ville perd la tête, et moi j'ai intérêt à faire attention, il ne faudrait pas non plus qu'à trop protester on me prive de mon précieux tabouret pendant "PAU FETE LE LIVRE".  En attendant, mon chapeau est prêt car je ferai partie non de ceux qui fêtent le livre, mais qui fêtent la création littéraire, l'écrit, les mots...

06.11.2008

Mon tabouret pour Pau

Ca y est, j'ai obtenu mon tabouret, avec coussin moelleux pour Pau, grâce à un libraire bienveillant. Je serai donc aux Journées du LIvre de Pau les 21, 22 et 23 novembre (sauf si ces journées sont annulées....) au stand de la librairie le Temps de Lire. C'est pour moi une grande chance que je mesure, car des auteurs comme moi, ont dû se heurter à l'exclusion avec pour seule solution, trouver en urgence un libraire, libraires qui avaient déjà fait leurs comptes "d'auteur". Je n'aurai peut-etre pas la même chance pour un autre salon gardé par le cerbère Arpel. Je n'oublie pas qu'à Bordeaux, les libraires n'ont même plus le droit d'accueillir des auteurs amateurs mais passionnés (c'est quoi notre problème, un auteur passionné amateur, ne sent pas bon, peut-être ?). Le combat ne fait que continuer contre ces cerbères. Qu'ils se justifient Haut et Fort, tiens !

 

26.10.2008

VOILA CE QUE VOUS NE VERREZ PEUT ËTRE PLUS DANS LES SALONS DU LIVRE

 

 

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Un auteur en liberté, qui se déguise selon le thème du salon, qui peut évoluer autour de son stand en toute liberté, et dont le costume fait la joie des petits et des grands, avec en plus de nouveaux lecteurs. C'est tellement mieux que d'être assis, parqués avec sa petite pile de livre, sur un stand anonyme. Voilà ce que l'Arpel veut éradiquer des manifestations littéraires d'Aquitaine, et ce serait bien dommage qu'elle réussisse !

 

25.10.2008

EXIT AUTO EDITES ET COMPTE D'AUTEUR

Conseil Municipal de Pau, Jeudi 23 octobre, sous la direction de l'ARPEL et donc logiquement, un verdict sans APPEL : auto édités et compte d'auteurs sont exclus de stand (sauf à trouver un libraire indulgent), des prochaines journées du livre de Pau. A en regretter le feu Salon du Livre de Pau.

Et ce n'est que le début. A Bordeaux, par exemple, à l'occasion des journées du livre "Escale du livre... (un nom dans ce genre), les libraires n'avaient même pas le droit d'accueillir les pestiférés que sont les auto édités ou compte d'auteur.... Ce n'est que le début !

Heureusement que l'ARPEL ne dirigeait pas et n'avait aucun monopole sur les Académies de peinture (l'ARPEL n'existait pas), de la seconde moitié du XIXème siècle, car ils auraient tout fait pour empêcher le salon des peintres indépendants. Car avec des gens comme ceux qui dirigent l'ARPEL exit les Fauves, les Expressionnistes et autres génies de la peinture. On en serait encore à la bonne (et belle, quand même) peinture académique.

Allez visiter le site de l'ARPEL : on y parle de libraires, d'éditeurs, mais aucun espace CONVIVIAL POUR LES AUTEURS (même les "vrais", ceux qu'elle accepte), juste une triste liste alphabétique, triste.

SANS AUTEURS PAS DE MAISONS D'EDITION ET PAS DE LIBRAIRIES !

Il est vrai que les auto édités et comptes d'auteurs sont des gens dangereux, des fauteurs de trouble. En effet, ils ne vont pas parler de leurs histoire de cul avec telle ou telle célébrité, de leur biographie d'ancien sportif, de chanteur, d'acteur célèbre, ils ne vont pas parler de leur passé dans le banditisme, la drogue. Voilà pourquoi ce sont des gens dangereux, qu'il faut donc exclure des manifestations littéraire. Comprenez donc, ce sont des passionnés, des amoureux de l'écriture, souvent des poètes..... vade retro, vade retro.

Peintres, sculpteurs, amateurs, prenez garde car quand l'ARPEL et autre Agence Régionale "Culturelle", prendra aussi les choses en main, vous ne pourrez plus exposer dans les mairies, les salles des fêtes, si vous n'êtes pas tamponnés "agréés par l'arpel". Prenez garde à vous et tremblez. Tremblez  !

Heureusement que la connerie humaine ne prive pas totalement l'auteur non tamponné, d'imagination et d'envie de continuer à écrire dans ce monde Kafkaien, Orwélien, de brutes sans coeur.

05.10.2008

JOURNEES DU LIVRE DE PAU 2008

Participerai-je aux Journées du Livre de Pau 2008 ?

C'est la question que je me pose tous les jours, qui m'empêche même de dormir, depuis l'annonce des Journées du Livre de Pau, qui remplaceront le salon du livre de Pau les 21 22 et 23 novembre. Pourquoi je n'en dors pas ? Parce que pour le moment, je ne sais absolument et toujours pas si je pourrai participer et être présente pour cette nouvelle version !

J'ai téléphoné, écris, je suis l'avancée de ce projet dans les articles des journaux locaux et j'attends, j'attends, un probable stand, un possible tabouret dans un stand de libraire. Mais voilà, les libraires qui avaient prévu de participer au salon du livre de Pau (annulé pour être remplacé quelques jours plus tard par les Journées du Livre de Pau, organisé en collaboration avec les médiathèques, les libraires et les éditeurs), avaient déjà leurs auteurs invités et donc leurs stands complets pour ces nouvelles Journées du Livre de Pau. Des portes se sont déjà refermées sans songer un instant que mes petits doigts  s'y sont coincés, tentant de les empêcher de se refermer dans leur refus.

Alors moi, auteur, écrivain indépendant avec mes romans, mes petits bras que je remue tant et plus pour implorer des "ne m'oubliez pas", "je suis là", "j'aimerai bien y aller" (et je ne dois pas être la seule qui se retrouve, ainsi - provisoirement, je le souhaite - sur la touche). Je n'en dors, donc, plus la nuit avec cette douloureuse crainte de me voir brutalement privée de Pau (je n'aurai jamais cru). Bien sûr il m'est déjà arrivé de ne pouvoir participer à des salons, et je suis passée à d'autres salons et dédicaces, mais Pau... Pau... Pau était une fête, un véritable plaisir, une joie et je crains à chaque jour qui passe, à chaque réponse que je n'ai pas, que Pau devienne inaccessible

Cette semaine, je vais repartir, tel Don Quichotte,  en démarches, lettres et appels téléphoniques pour me prendre à rêver à mon éventuelle présence et participation à ces journées... Peut-être que dans quelques mois, dans quelques années, j'en rirai... pour le moment, je n'ai pas le coeur en rire...

Pourvu que Pau n'oublie pas que sans auteur, il n'y a ni éditeur, ni libraire.

Mesdames, Messieurs les organisateurs, si vous hésitez encore à m'y accepter, à m'y recevoir, je vous invite à venir aux journées du livre d'Orthez les 11 et 12 octobre, aux Frissons de Bordères les 18 et 19 octobre pour voir ce qu'un auteur et écrivain passionnée comme moi peut apporter de joie, d'animation, de bonheur à un stand et à des Journées du Livre !

23.09.2008

PAU VILLE FANTOME

Est-ce l'approche de l'automne qui ne réussit pas à notre bonne vieille ville de Pau, la ville d'Henri IV, des frères Wrigt, la ville des villas anglaises ?

Comme les feuilles qui commencent à tomber, les mauvaises nouvelles paloises tombent :

  • Le magazine CULTURE A PAU, qui à chaque sortie trimestrielle, était décoré par un artiste (Hélène Sorbet, Françoise Nikitine, y ont travaillé, entre autre), ne devrait plus paraître
  • Le salon du livre de Pau, annulé. Triste sera le mois de novembre. Il attirait près de 10 000 visiteurs. C'était aussi pour moi le salon qui clôturait mon année de dédicaces et où je vendais le plus de livres, dommage ma grande !
  • La fête foraine qui s'installait sur la place de Verdun aux vacances et la Toussaint et à Pâques est priée d'aller voir ailleurs, à l'extérieur de Pau. Les forains résistent, ce sera Verdun ou rien (résistez !). Depuis plus de 60 ans, cette place retrouvait ses forains. Elle devrait uniquement conserver son rôle de parking... Exit aussi les spectacles ponctuels et les chapiteaux de cirques ! Et le carnaval biarnès, il sera "exit" lui aussi ? et l'arrivée du tour de France, ou le départ, exit ?

Et si ce n'était que ça. Si le centre ville a été rénové, tristounet, les magasins ferment les uns après les autres. Les grands cafés Palois (La coupole, le Napoléon, le café de la paix), ont fermé. Les banques s'installent au centre ville. Les cafés Clos de la rue Serviez, idem, fermés. Quand à s'y promener, à part le magnifique boulevard des Pyrénées, il ne faut pas aller trop loin après la place Clemenceau pour trouver des rues grises et souvent sales.

Heureusement, il reste à Pau son château. Mais quand même, il m'arrive de temps en temps d'aller me promener au centre ville de Tarbes, si joli, si agréable. Qu'est-il arrivé à notre ville de Pau ?

14:32 Publié dans MA VILLE | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : pau