31.05.2009

Libre

Vendredi, c'était mon dernier jour. J'ai eu droit à un "Bon vent". Certains pourraient qualifier cette remarque de méchante, c'était sûrement le cas. Aussitôt dans ma tête s'est fredonné la célèvre chanson d'Hugues Aufray : "Tiens bon la vague et tiens bon le vent..." Je la chante depuis. La réflexion, le mot d'adieu auquel j'ai eu droit n'était pas faux, car quand on démissionne, on quitte le navire, on change de cap, on part voguer vers d'autres horizons.

Je ne regrette rien. L'avant-dernière semaine, j'ai eu deux propositions de mission en intérim (mais je ne pouvais pas accepter, je travaillais encore), la semaine dernière, une proposition pour laquelle j'aurai dans les jours prochains une réponse.

Quand je me suis inscrite à toutes les boîtes d'intérim de ma ville, j'ai eu droit à des "il n'y a rien pour l'instant", mais je ne me suis pas arrêtée à cela. J'ai aussi postulé pour l'ANPE qui recrute des conseillers, postulé en ligne pour une grosse société, consulté des sites comme sud-ouest emploi, sans parler du site de l'ANPE.

J'ai un avantage, c'est d'avoir durant ces 20 dernières années travaillé dans différentes entreprises, de la grande, à la petite, dans le libéral aussi. J'ai aussi travaillé pendant près de 10 ans exclusivement en intérim (avec une remise en question à chaque mission). Ce doit être très difficile pour quelqu'un qui a travaillé 20 ou 30 ans dans la même société, au même poste, pour trouver un nouvel emploi. Il ne faudrait plus trop penser à faire carrière dans une boîte.

Après, j'ai quelques angoisses, vis à vis de la démission. Je dois éviter d'en parler lors d'entretien, car le mot démission peut rebuter un futur employeur, qui peut se poser la question : qui me dit qu'elle ne démissionnera pas. Car la démission est traumatisante, temporairement, pour l'employeur et aussi les autres salariés de la sociétés (l'emploi que je quitte, ne sera pas remplacé, ce sera à mon ancienne collège de faire le travail de deux !).

Un autre point très important, c'est le curriculum vitae. Je dois refaire le mien : une liste d'expérience professionnelle n'évoque rien. Je vais mettre en premier, mes compétences professionnelles.

Pour les lettres de motivations, dont en candidature spontanée, je vais profiter des mini stages hebdomadaires de l'ANPE, pareil pour les entretien.

Quand on est mal dans son travail, qu'il n'y a pas de discussion ou d'amélioration possible, on ne devrait pas hésiter à démissionner, même si le problème de l'indemnisation se pose. Pour moi, un seul objectif, travailler dès juin. Quand on veut, on peut. Je vais donc tâcher de mettre cette maxime en pratique, tout cela malgré la crise.

10.08.2008

FAUT POUVOIR QUITTER UN BOULOT POUR EN TROUVER UN AUTRE

Quand j'ai quitté mon ancien travail, il m'a fallu six mois pour en trouver un autre. Il paraît que c'est un délai normal. Je me demandais si j'allais réussir à en trouver un autre et il m'arrivait régulièrement de "rêver" que je retournais à mon ancien poste, à mon ancien bureau, où, au début et pendant longtemps, je pensais bien y rester jusqu'à la retraite et même gravir les échelons....

Pendant ces six mois, j'ai regretté combien de fois être partie (plus d'ancienneté, plus de treizième mois, plus de "sécurité" d'emploi), je me suis remise je ne sais pas combien de fois en question (est-ce qu'au moins je vais trouver un autre travail), puis j'ai cherché.

Je postulais, je répondais à des annonces et j'allais à des entretiens d'embauche. Je murmurai, notions de comptabilité, basique, juste des notions, on me demandait si je savais faire les paye (!!!) ; je me flattais d'avoir pendant 7 ans pratiqué avec sérieux et intérêt le secrétariat juridique, on me demandait, si je savais rédiger des actes de cession de fonds de commerce (!!!!), avec pour la majorité des entretiens, un salaire de base au SMIC (et mes vingt ans d'expérience professionnelle, vous en faites quoi ?). J'ai donc petit à petit simplifié mon CV, supprimé toute mention dangereuse, oublié toute revendication de salaire (si j'avais un BEP, un CAP, un BTS de secrétaire, mais non, je n'ai pas le diplôme - j'en ai d'autres, mais Histoire de l'Art et Archéologie, ça n'aide pas). Finalement, c'est par hasard, par connaissance que j'ai pu trouver mon nouvel emploi, dont je ne parlerai pas. J'y suis bien, c'est tout.

Lors d'un autre entretien, j'avais eu la "stupidité" d'évoquer mes activités annexes, ma passion pour l'écriture.... C'était un mi-temps, standardiste (j'avais une expérience professionnelle). Une semaine après, on m'a téléphoné pour m'informer que ma candidature n'était pas retenue : j'étais trop intellectuelle pour le poste). J'aurai dû me taire, c'est ce que je fais maintenant !

Une remarque accablante, de nos jours, pour quitter un travail qu'on ne supporte plus, il n'y a qu'une seule solution, c'est la démission, sans droit aux allocations chomage pendant 4 mois. Moi, j'avais mis des sous de côté. Mais ceux qui ne peuvent pas, une seule solution, le mal être au travail et la dépression. On devrait pouvoir plus facilement négocier son départ volontaire, sans que cela soit sanctionné. Une amie me disait dernièrement qu'elle cherchait un nouvel emploi et qu'elle devrait démissionner. Quand elle répondait à des annonces, on lui reprochait de vouloir quitter son travail.... Il y a des progrès à faire de ce côté là.