29.10.2009
Ma cuisinière à bois
J'en rêvais depuis des années, remplacer notre cuisinière gaz et son four électrique par une cuisinière à bois. Nous en avions récupéré une, datant bien des années 1970. Cela faisait plusieurs années qu'elle prenait la poussière dans une de nos granges. Enfin, cette semaine, le grand moment est arrivé, exit la cuisinière à gaz et inauguration de cette antique cuisinière à bois, dans notre cuisine. Comme nous habitons à la campagne, dans une vieille maison béarnaise, elle ne dénote en rien, au contraire ! Premier essai, hier matin. Car pour faire chauffer l'eau ou réchauffer le café, il fallait avant allumer le petit feu de bois. Ne maîtrisant pas son fonctionnement, j'ai commencé par enfumer la cuisine et la maison. Puis vint mon cher et tendre, qui m'expliqua. Et depuis hier, je cuisine donc avec ma cuisinière à bois. En plus, elle nous chauffe la cuisine....
Exit la bouteille de gaz. Ainsi, nous réduisons, un tout petit peu, notre empreinte écologique. Car, qu'on soit inquiet par rapport au réchauffement climatique, qu'on s'en fiche, où qu'on est une autre opinion, dès l'instant qu'on fait un petit geste, c'est quand même mieux, et pour nous et pour tous.
Dans les années 1970, chez mes grand-parents, on trouvait encore ces tortues marrons à la carapace bien bombée, qui vivaient dans nos campagnes. L'utilisation abusive des pesticides les a fait disparaître, et c'est bien triste. Encore aujourd'hui, des agriculteurs, qui il est vrai n'ont pas tous la vie facile (qui l'a vraiment ?), continuent encore à brûler des sacs plastiques, en pleine nature. Il n'y a pas qu'eux : faites un tour dans les chantiers de construction de maisons individuelles où les entrepreneurs peu scrupuleux font brûler tous les emballages par leurs ouvriers, ignorant encore que les déchetteries existent ! Il y aurait de quoi recruter et embaucher pour surveiller tout ce petit monde !
En attendant, j'aime à admirer ma cuisinière à bois.
Au fait, vous habitez à la campagne, vous habitez en ville aussi, quand vous faites vos achats de produits ménagers, veillez à utiliser ceux qui préservent l'environnement, bannissez les destop et autres produits corrosifs qui polluent et dont on continue à faire la publicité à la TV. Cela fait plus de 10 ans que nous vivons à la campagne, sans tout à l'égoût et que nous avons banni de nos placards, tout produit à base de javel, toute lessive "agressive", et que nous privilégions les produits "bio", ou respectueux, comme ceux de Lérutan, Etamine du Lys et autres.
Ce serait si bien qu'un jour, nos tortues reviennent dans nos campagnes...
19:18 Publié dans NATURE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : empreinte écologique, écologie, environnement
25.08.2008
QUAND ARRETERONS-NOUS D'ACHETER N'IMPORTE QUOI ?
J'allume très rarement la tv, habitant à la campagne, ayant suffisamment de quoi faire dehors et dedans, je n'ai pas le temps. Mon mari la regarde encore moins, nos enfants, pratiquement jamais. Mais cet après-midi, j'ai eu, tiens la bonne idée de l'allumer. C'est là que j'ai zappé : la 1 course auto, la 2 un reportage, la 3 clôture des jeux, la 5 un reportage (à part canal, mais sans abonnement, nous n'avons pas d'autres chaînes, et encore moins de TNT, juste un plus, le satellite avec 4 chaines polonaises, la pologne étant notre seconde patrie). Mon choix est rapidement fait, la 2. Le reportage de Yann Artus Bertrand était accablant, désespérant, révoltant en dépit d'images et de prises de vues magnifiques. En le regardant, ma première réaction a été de me dire qu'un bon météorite ne ferait peut-être pas de mal à notre bonne vieille terre, parce qu'entre la déforestation massive de l'Indonésie, les pesticides aux Antilles, les champs à perte de vue du Centre de la France, tellement traités aux pesticides et engrais que la vie du sol a totalement disparu, l'agriculture intensive dans le Penjab, Monsanto, les Ogm, il y avait de quoi se rendre malade. Ces lobby, ces industries agro-alimentaires qui sous couvert de sauver l'humanité de la faim, dévastent le monde, polluent la terre au mépris du petit paysan, au mépris de la vie, je le répète un bon météorite règlerait tout ça...
Mais il faut raison garder et surtout, comme l'a très bien dit à la fin de son reportage, et l'éleveur de vaches gasconnes en Ariège et Yann Artus Bertrand : NOUS DEVONS ARRETER DE PROMENER NOS CADDIES DANS LES RAYONS DU SUPERMARCHE, A CHERCHER A ACHETER MOINS CHER AU MEPRIS DE LA QUALITE :
- IL N'EST PAS BESOIN DE MANGER DE LA VIANDE TOUS LES JOURS (quand j'achète par exemple de la bavette de boeuf à mon charcutier, nous sommes 4 à la maison, je ne vais pas en acheter 4, mais une que nous partageons, et on ne meurt pas de faim pour autant !
- N'ACHETEZ PLUS DE PRODUITS ISSUS D'ANIMAUX ELEVES EN BATTERIE, ce n'est pas bon, ni au goût, ni pour la santé, et les conditions d'élevages de ces animaux doivent être condamnées, boycottez !
- ON NE DOIT PAS ACHETER DES LEGUMES ET DES FRUITS QUI NE SONT PAS DE SAISON
- ARRETEZ DE VOULOIR MANGER DES TOMATES FRAICHES TOUTE L'ANNEE OU DES POMMES
- IL FAUT ACHETER SES FRUITS ET LEGUMES AU MARCHE DU COIN - MIEUX A L'AMAP DU COIN SI IL Y EN A UNE
- IL FAUT ACHETER EN MOINDRE QUANTITE SA VIANDE IDEM AU MARCHE OU OU CHARCUTIER DU COIN
- BOYCOTTEZ LES PRODUITS VENANT D'INDONESIE : LES MEUBLES, LES MENUISERIES, L'HUILE DE PALME
- BOYCOTTEZ TOUS AUTRES PRODUITS DE PAYS qui détruisent l'environnement, qui baffouent ouvertement les droits de l'homme
- ARRETEZ D'ACHETER DES PRODUITS DETERGENTS ULTRA PUISSANTS ET ULTRA JAVELISES, vous contribuerez à réduire la pollution de l'eau
Comme l'a très bien dit l'éleveur Ariégeois, c'est quelque part notre comportement (des fraises en hiver, du saumon toute l'année - s'il n'était pas d'élevage, ce ne serait de toute façon pas possible d'en acheter ainsi tout le temps, sans parler de la galette des rois, presque un mois avant Noël, vendue avec couronne et fève, ça aussi ça m'horripile chaque année, POURQUOI PAS LA BUCHE DE NOEL AU 15 AOUT TANT QU'ON Y EST, on ne respecte plus rien, et mis à part la couronne des rois, c'est bien la nature, le monde animal et aussi l'homme qui en subit les conséquences de ce grand n'importe quoi qu'est devenu la CONSOMMATION), qui modifie les conditions de l'agriculture. On fait de l'intensif, on surexploite pour satisfaire les besoins du consommateur. C'EST DONC PAR NOTRE COMPORTEMENT DE TOUS LES JOURS QU'ON DOIT POUVOIR FAIRE EN SORTE que la POLYCULTURE se développe, que les AMAP se développent, qu'un commerce équitable qui ne vole, ni ne bafoue les droits essentiels des petits paysans, se développe également. ARRETONS DE JOUER AUX AUTRUCHES, ARRETONS TOUT SIMPLEMENT D'AGIR COMME DES ENFANTS CAPRICIEUX !
J'ai lu dans la presse que nous risquons de connaitre une récession économpique, CE SERA PEUT-ETRE UNE OCCASION POUR NOUS CONSOMMATEURS DE NOUS DECIDER A CONSOMMER DIFFEREMMENT ET A SE PASSER D'UN CERTAIN SUPERFLU !
Des coups de gueule comme ça, j'en répèterai souvent. Je fais attention à ce que j'achète, je regarde les étiquettes, je fais attention aux saisons, je n'utilise pas de produits javellisants (il existe des produits tout aussi performant et totalement respectueux de l'environnement), j'ai un médecin homéopathe, les médicaments qu'il me prescrit sont pour les 3/4 non remboursés, j'évite au maximum l'allopathie, idem pour mon mari et mes enfants. Un mal de ventre ? Avant de crier à la gastro, je demande à l'intéressé ce qu'il a mangé... On peut tous faire des petits gestes, mais vraiment concrets, n'attendons pas.
Un indien a dit un jour en parlant de nous : "à force de construire sur les terres fertiles, d'y bâtir des routes et des maisons, ces hommes seront un jour contraint de manger les briques et les moellons".
16:44 Publié dans NATURE | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : environnement, amap, nature, commerce équitable
UN GESTE CONCRET, ADHERER A UNE AMAP
En faisant nos courses, on peut donc faire des choix, simples, pour préserver notre environnement. Un exemple, adhérer à une AMAP :
Que sont les AMAP ? Ce sont des Associations pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne avec des contrats locaux producteurs consommateurs. Voici un extrait de la présentation de l'AMAP AQUITAINE :
Trois piliers de fonctionnement
Les AMAPs, initiatives de consommateurs, répondent au moins aux trois piliers de fonctionnement suivants :
- Le lien direct, social et financier, entre le consommateur et le producteur.
- Le contrat signé entre le producteur et le consommateur, sous l'égide de l'AMAP, décrivant les prix, les produits, les conditions de livraison, fixés conjointement
- Le pré-achat de la récolte à venir, garant de la sécurité du producteur et du suivi de la qualité des produits.
Un engagement mutuel
Les AMAP représentent un engagement mutuel entre un groupe de consommateurs et une ou plusieurs fermes, avec :
Côté consommateur :
- L’achat à l’avance des produits de la récolte sur une période donnée sous forme de contrat.
- La gestion de la vie du groupe (trésorerie, distribution, communication, animation ...).
- La prise en compte des réalités de l'exploitation.
Côté producteur :
- L’engagement technique et économique de fournir des produits de qualité nutritionnelle, organoleptique, environnementale et sociale.
- La transparence sur la vie de l'exploitation (méthodes de production, prix des produits fournis, ...).
Intérêt de la démarche : En France, plusieurs constats sont à l'origine d'un tel projet d'économie solidaire :
- La disparition rapide d'exploitations sur des zones agricoles fertiles où la pression foncière est importante.
- Les consommateurs de plus en plus nombreux à s'interroger sur la provenance et la qualité de ce qui arrive dans leur assiette.
- L'existence de nombreux modèles d'économies alternatives, dans 25 pays du monde, qui ont inspiré la création initiale des AMAPs en Provence (Japon depuis 40 ans, États-Unis depuis 20 ans).
Les AMAPs permettent :
- de maintenir une agriculture locale dans le respect de l'environnement
- de favoriser le lien producteurs-consommateurs
- de consommer des produits frais et de saison à un prix juste
- de relocaliser production agricole et consommation
Il y a des AMAP dans toutes les régions de France. Pour les trouver, sur internet, rien de plus simple.
Le principe, on signe un contrat et on paie d'avance six mois de récolte. Cet argent permet à l'agriculteur de cultiver en fonction du nombre de contrats (près de mon village, l'AMAP a 57 contrats), de pratiquer une agriculture raisonnée qui doit tendre progressivement vers une agriculture biologique.
Si il n'y a pas d'AMAP près de chez vous, privilégiez les marchés locaux.
16:38 Publié dans NATURE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : amap, environnement, nature


