02.09.2009

Automne 2009, je dédicace mes romans

Le programme de mes dédicaces pour cet automne 2009 :

Octobre 2009

    • Les 3 et 4 à Gaillac (81) pour leur 14ème Salon du Livre
    Gaillac2009.jpg
    • Les  11 et 12 à Orthez (64)
    • Les 18 et 19 à Bordères (64), pour le dixième anniversaire des FRISSONS DE BORDERES
    • Les 31 octobre et 1er novembre à "Pau fête le Livre"

Pour en savoir plus :

http://casmiradisparu.hautetfort.com

06.12.2008

Fête du livre de Pau, épilogue

C'était donc les 21, 22 et 23 novembre 2008 à Pau.
Moins de public que les années précédentes, il faudra voir pour l'an dernier car la question de salon annulé ou pas annulé, ne devrait pas se poser.

Pour ce qui est des auteurs indépendants qui n'avaient pas eu comme moi, la chance d'avoir un tabouret dans un stand de libraire, coup de théatre : 48 heures avant Pau Fête le livre, les organisateurs ont attribué un stand pour les auteurs indépendants ! Tout cela, il faut le répéter grâce au coup de gueule de Monsieur Henri Combret. Un débat était prévu à 15 heures le samedi 22. Y participaient, un libraire palois, le président de l'Arpel, une éditrice,  un représentant des médiathèques de Pau, et Monsieur Henri Combret. Tous prirent la parole, dans un premier temps, sauf Monsieur Combret. Le thème était : le livre, une économie fragile.

Dans le public, assise juste à côté de moi, une des responsable de la municipalité paloise, prit la parole et présenta ses excuses à Monsieur Combret pour ce qui c'était passé (exclusion du salon). Puis comme les discours parlaient de tout sauf des auteurs indépendants, l'un de ces auteurs, quitta l'assemblée et Monsieur Combret me faisait des signes (j'étais dans le public, assise en face de lui), qui résumaient la situation : pourquoi suis-je là ?

J'ai demandé le micro, et quand je l'ai eu, j'ai tout d'abord remercié Monsieur Combret, car sans lui, il n'y aurait jamais de stand d'auteurs indépendants à Pau. Puis je me suis adressée, aux personnes présentes avec Monsieur Combret : libraire, arpel, éditrice et médiathèque, en demandant en quoi et pourquoi les auteurs indépendants, passionnés par l'écriture et bien éloignés des soucis de rentabilité, chiffre d'affaires et rendement, en quoi donc, les auteurs indépendants représentaient-ils une menace pour l'économie fragile du livre et pour les salons du livre ? Aucun des officiels n'a répondu à ma question....

 

 

15.11.2008

LES AUTEURS LIBRES ECARTES

Dans un article du jeudi 13 novembre, une journaliste a mis en lumière, l'exclusion des auteurs libres par la municipalité paloise, pour "Pau Fête le Livre". En voici la photo de l'article et le texte que je reproduis ici en intégralité :

 

pau fete le livre.jpg

Conviés aux précédentes éditions du Salon du Livre de Pau, les auteurs indépendants sont exclus de la nouvelle formule.

 

« Les comptes d’auteur qui ne sont pas considérés comme des contrats d’édition au titre de la loi du 11 mars 1957 n’ont pas leur place dans les manifestations publiques », stipule un article de la charte de l’Agence Régionale Pour l’Ecrit et le Livre en Aquitaine, sorte d’autorité morale en matière d’évènements littéraires. Ignorée du Salon du Livre palois qui a toujours accueilli les indépendants de la plume, la règle s’appliquera à la lettre dans le cadre de la première édition de « Pau fête le livre » du 21 au 23 novembre prochains. La mesure concerne une petite dizaine de francs-tireurs de la littérature.

 

« C’est de la ségrégation culturelle » s’insurge Henri Combret chroniqueur du terroir ayant publié à compte d’auteur une dizaine de titres. Fidèle au salon du livre de Pau depuis 25 ans il dénonce « l’atteinte à l’éthique de défense du patrimoine culturel ».

 

L’emblématique René Arripe entrevoit lui aussi « une forme de discrimination » et le signe d’une rupture avec l’état d’esprit fédérateur et convivial d’avant. « Je ne comprends pas qu’on nous empêche d’aller à la rencontre de notre public. On apportait quelque chose de différent. Je me sens un peu orphelin », soupire l’Ossalois. « Des personnes de cette dimension ont tout à fait leur place » ne disconvient d’ailleurs pas René Riccarère, conseiller régional siégeant à l’ARPEL.

 

La loi du milieu offre toutefois aux « parias » la possibilité de paraître sur le stand de libraires auxquels ils reverseront 30 % de leurs ventes. C’est la voie élue par la romancière Hélène Korwin. « J’ai trouvé un tabouret hospitalier chez un exposant. Ce qui me choque, c’est cette volonté de nous marginaliser », déplore-t-elle.

 

Le respect des règles.

 

Organisatrice de « Pau fête le livre », la mairie de Pau assume parfaitement sa décision. « La charte de l’Arpel nous contraint sur la question des droits d’auteur par rapport aux éditeurs. Nous ne pouvons pas nous permettre des écarts. Cela fait partie des nouvelles pratiques municipales. Ca bouscule des habitudes, mais il est nécessaire de se mettre en conformité avec la loi « , objecte en effet Hélène Lérou-Pourqué, adjointe au maire chargée de la culture.

 

Fin de l’extrait, de l’article de Renée Mourgues du jeudi 13 novembre 2008, journal la République

 

Dans un encart, elle donne la parole à Patrick Volpihac, directeur de l’Arpel :

 

« L’organisateur décide ».

 

Edictée en 2003, la charte de l’Arpel énonce une déontologie à l’usage de ceux qui s’inscrivent dans la promotion, la valorisation de la chaîne du livre (il n’y a jamais eu de poésie dans le Taylorisme ou le stakanovisme, c’est sûr ! réflexion d’Hélène Korwin qui ne figure pas dans cet article) et de la lecture. Ce code de bons usages a-t-il pour autant force de Bible ?

 

« Plusieurs régions françaises travaillent dans le sens de la professionnalisation des manifestations publiques. Il faut privilégier l’édition à comptes d’éditeurs mais nous sommes lucides sur le fait qu’il existe des contingences locales à ne pas négliger. On peut effet laisser des portes ouvertes en fonction des particularités et d’une dynamique propre. Notre objectif n’est pas de mettre de l’huile sur le feu en faisant la chasse aux comptes d’auteurs. La charte constitue une base de travail qui rappelle les règles, mais c’est l’organisateur qui décide », répond Patrick Volpihac.

 

Pau persistera-t-elle à fermer les portes à la création littéraire à l'amour de l'écrit, à la fantaisie ? Offrira-t-elle un stand à Messieurs Combret et Arripe ? Réponse les 21, 22 et 23 novembre.

 

Dire que ces mêmes gens qui aujourd'hui censurent implacablement les auteurs libres et (voir mon article précédent), excluent les peintres amateurs de leurs salles municipales, sont ceux qui en 1981 ce sont battus pour les radios libres en célébrant l'ère Mittérandienne.... Ca laisse perplexe...

05.10.2008

JOURNEES DU LIVRE DE PAU 2008

Participerai-je aux Journées du Livre de Pau 2008 ?

C'est la question que je me pose tous les jours, qui m'empêche même de dormir, depuis l'annonce des Journées du Livre de Pau, qui remplaceront le salon du livre de Pau les 21 22 et 23 novembre. Pourquoi je n'en dors pas ? Parce que pour le moment, je ne sais absolument et toujours pas si je pourrai participer et être présente pour cette nouvelle version !

J'ai téléphoné, écris, je suis l'avancée de ce projet dans les articles des journaux locaux et j'attends, j'attends, un probable stand, un possible tabouret dans un stand de libraire. Mais voilà, les libraires qui avaient prévu de participer au salon du livre de Pau (annulé pour être remplacé quelques jours plus tard par les Journées du Livre de Pau, organisé en collaboration avec les médiathèques, les libraires et les éditeurs), avaient déjà leurs auteurs invités et donc leurs stands complets pour ces nouvelles Journées du Livre de Pau. Des portes se sont déjà refermées sans songer un instant que mes petits doigts  s'y sont coincés, tentant de les empêcher de se refermer dans leur refus.

Alors moi, auteur, écrivain indépendant avec mes romans, mes petits bras que je remue tant et plus pour implorer des "ne m'oubliez pas", "je suis là", "j'aimerai bien y aller" (et je ne dois pas être la seule qui se retrouve, ainsi - provisoirement, je le souhaite - sur la touche). Je n'en dors, donc, plus la nuit avec cette douloureuse crainte de me voir brutalement privée de Pau (je n'aurai jamais cru). Bien sûr il m'est déjà arrivé de ne pouvoir participer à des salons, et je suis passée à d'autres salons et dédicaces, mais Pau... Pau... Pau était une fête, un véritable plaisir, une joie et je crains à chaque jour qui passe, à chaque réponse que je n'ai pas, que Pau devienne inaccessible

Cette semaine, je vais repartir, tel Don Quichotte,  en démarches, lettres et appels téléphoniques pour me prendre à rêver à mon éventuelle présence et participation à ces journées... Peut-être que dans quelques mois, dans quelques années, j'en rirai... pour le moment, je n'ai pas le coeur en rire...

Pourvu que Pau n'oublie pas que sans auteur, il n'y a ni éditeur, ni libraire.

Mesdames, Messieurs les organisateurs, si vous hésitez encore à m'y accepter, à m'y recevoir, je vous invite à venir aux journées du livre d'Orthez les 11 et 12 octobre, aux Frissons de Bordères les 18 et 19 octobre pour voir ce qu'un auteur et écrivain passionnée comme moi peut apporter de joie, d'animation, de bonheur à un stand et à des Journées du Livre !